Je m'ennuie, je me fais chier, je m'emmerde

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Derniers commentaires :

Carnéade   Il y a 9h et 17min :
Ca peut s'arranger, il t'en manque combien ? Voir
Kamyliola  Il y a 20h et 23min :
Moi je veux 69 points ou rien Voir
Cheshire cat  Le 18/09/2019 à 18h36 :
C'est vrai 3 femmes pour un harem c'est peu Voir
Cheshire cat  Le 18/09/2019 à 18h21 :
Vous avez une inspiration foudroyante aujourd'hui Voir
Carnéade   Le 18/09/2019 à 15h13 :
Quand je me fais chier, je m'emmerde ! Voir

 Un garçon (28 ans) le 09/09/2019 à 5h29
Un frisson d'effroi me parcourt l'échine à l'idée de devoir écrire ici quelque chose alors que je n'ai rien de plus à dire que quiconque pour sauver le monde. L'ennui continuera de saisir toute personne qui voudra bien lui ouvrir ses portes par paresse, lucidité, angoisse, c'est selon le courant philosophique.

Pudiquement caché derrière mes sarcasmes se trouve le vertige du temps présent, passé et futur, lorsque je pense à ces milliards d'êtres humains trainant de vies en vies tout ce qu'ils auront trouvé pour remplir la grande baignoire percée qu'est l'humanité.

Au bout du compte, tout disparaîtra mais ça n'a pas davantage d'importance que chaque instant qui disparaît à chaque instant. Pratiquer la photographie permet de jouer avec ce paradoxe en permanence. C'est magique comme le fait de voler de la lumière aux gens allonge un peu l'espérance de vie de l'instant autant qu'il met en évidence le caractère totalement futile et éphémère de chacun d'eux.

En âge de tortue des Galapagos, je suis en plein dans la crise de la cinquantaine, peut-être que ceci explique mes élucubrations existentielles. Mais rien n'est tranché ; un sage me demandait tantôt, imbibé d'éthanol : à quoi bon vivre l'instant si rien ne dure ? J'ai répondu que le vin était une excellente raison de laisser la mort choisir à notre place.

Si le nihilisme est l'absence de valeur dans tout, alors aucune décision n'aurait assez de valeur pour déterminer s'il faut en finir ou se laisser virevolter au gré des vents comme ce prospectus de Mamadou, grand professeur voyant sur rendez-vous, jeté, de rage, hors d'une boîte aux lettres, errant de rues en rues. De fait, l'absence de choix mène à la seconde option, par défaut. En venant ici, je retrouve ce plaisir d'errer sans savoir ce qu'il adviendra.

Bien sûr, il est probable que je divague, il est encore très tard dans mon hémisphère.
Contacté 4 fois. (Ne s'ennuie plus)
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